Bonjour à tous, et désolée de mon absence online ces 15 derniers jours… après une petite parenthèse en France, le retour ici a été beaucoup trop chargé à mon goût, et m’a empêchée de me consacrer normalement à mes mises à jour…
Me voilà donc de retour, et retour signifie forcément… courses ! Eh oui, après avoir consciencieusement vidé le frigo avant le départ, et laissé quand même quelques provisions périssables à mes chères colocataires, me voilà devant des réserves désespérément vides à mon arrivée…
Alors là, deux choix :
- sortir dans le froid (par encore polaire bizarrement, c’est un hiver très supportable), attendre le bus avec le vent en pleine face, rentrer dans le bus, faire 35 minutes de trajet, aller au grand supermarché de la ville, remplir a bloc un petit panier en arrivant à peine à la porter à travers les rayons, rentrer au passage dans 10 personnes qui bien sûr ne vont pas s’excuser (tradition new-yorkaise), arriver à la caisse déjà épuisée, repartir avec 3 sacs énormes à bout de bras, se faire aborder par 4 taxis compatissants (ou avides d’une course, au choix) entre le supermarché et l’arrêt de bus, re-attendre le bus, refaire 35 minutes de trajet, encombrée par les 3 gros sacs, et enfin arriver chez soi…
- s’asseoir confortablement sur son lit, prendre son fidèle ami l’ordinateur, et entrer dans le navigateur l’adresse magique : www.freshdirect.com
Passer en revue les rayons, choisir les différents produits, valider le chariot, entrer son adresse, et attendre sa livraison le lendemain, le tout pour 5 dollars.
Entre les deux, mon choix a vite été fait. Pour ceux qui s’inquiètent en se disant « la pauvre, elle n’a pas un supermarché juste a côté », pas de panique. J’en ai quand même un à deux minutes de chez moi, mais il est assez mal achalandé. Alors que chez freshdirect, ils ont a peu près tout ce dont on peut rêver, et même plus. Depuis les fruits et légumes, aux viandes, poissons, conserves, boissons… et même, plats tout prêts, aides culinaires, plateaux-repas… OK, il y a un minimum d’achats de 40 dollars, mais malheureusement, 40 dollars dans cette ville pour faire ses courses, c’est presque symbolique …
A découvrir ce genre de sites, on finit par comprendre pourquoi les Américains sont aussi adeptes de la sédentarité, et pourquoi la livraison est une vraie religion… quant à moi, en déballant mes quatre gros cartons tout fraîchement livrés, je m’extasie devant la culture du service à l’extrême telle qu’elle est pratiquée ici… un des bons côtés de la vie à l’américaine !
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Sarah Benlolo
Bref les messieurs, débordés par le nombre de gens qui se sont reportés sur le train, ont décidé de mettre en place des files d’attente tout autour de la gare, sur plusieurs lignes d’épaisseur. Alors une fois dedans, ça fait un peu comme quand on fait la queue à Disneyland, ça serpente dans un sens et dans l’autre, sauf que une fois arrivé sur le quai, le train est beaucoup moins drôle qu’à Disneyland… Pour la peine je me suis même arrêtée pour tenter de prendre une photo de ce moment historique… Très organisé tout cela, non mais ce n'est pas parce que c’est la grève que ça doit nécessairement être l’anarchie…
Parmi ceux qui souffrent de la grève, on pense bien sûr aux travailleurs, mais des fois on a des petites surprises, comme par exemple l’église à côté de mon travail, qui a dû modifier ses heures de service, car le prêtre n’arrive pas à l’heure !
La une des journaux ce soir reprenait toujours le même mot : « Strike », la « grève », en général en grosses lettres noires. Une grève en France, on ne s’étonne plus, on vit avec, on a l’habitude. Evidemment ça ennuie les usagers, mais ça passe…
Mais voilà, arrive la scène de l’entraînement au porté, et… vlan ! toute la scène de la répétition dans l’eau disparaît ! Je m’interroge, et je me dis « non quand même ils n’ont pas censuré Dirty Dancing, juste pour une scène ou une jeune fille porte un t-shirt mouillé… ». Eh bien si, la suite du film est une succession de coupures barbares, commençant à chaque esquisse de baiser pour se finir on ne sait où…